Bien-être au travail et valorisation : les 4 clés pour mobiliser les salariés


Tout a commencé le jour où un babyfoot a franchi la porte du bureau pour s’installer dans l’open space… Depuis, la notion de bien-être en entreprise a beaucoup fait parler d’elle, donnant naissance à un véritable business et à la création de tout nouveaux métiers, comme celui de « Happiness Manager ».

Les entreprises l’ont intégré, car il n’est plus besoin de prouver l’impact que peut avoir l’engagement des salariés sur la productivité et le chiffre d’affaire.

Mais un petit espace cafétéria (même avec un babyfoot) ne suffira pas à faire de l’entreprise un temple du bien-être. Les salariés d’aujourd’hui, plus encore depuis l’arrivée des générations Y et Z sur le marché, ont besoin de plus pour se sentir impliqués et épanouis dans leur entreprise. Avec un peu de bon sens, une certaine volonté et quelques ajustements, remobiliser les salariés sera bientôt un jeu d’enfants. 😉

Clé n°1 : apporter plus de liberté dans le quotidien professionnel

Plus autonomes, plus passionnés, motivés par l’ambiance et le sens de la collaboration, et en profonde quête de sens, les salariés d’aujourd’hui bouleversent l’entreprise de l’intérieur et instaurent de nouvelles façons de travailler. Chaque entreprise a tout intérêt à intégrer ces nouvelles pratiques et à accepter plus de flexibilité pour correspondre aux attentes de ses salariés. Pour cela, la priorité doit être donnée à la qualité du travail plutôt qu’à la quantité d’heures travaillées dans une journée, et à la notion de « présentéisme », qui n’a plus du tout la cote auprès des salariés, en particulier les plus jeunes.

Alors que la frontière entre la sphère privée et la sphère professionnelle se fait plus mince, les nouveaux arrivants sur le marché du travail jouent sur tous les plans : revue du budget pour le prochain événement corporate, entrecoupée de prise de rendez-vous personnels, veille concurrentielle et consultation de ses propres réseaux sociaux dans le même temps… Cette nouvelle façon de travailler mixe les genres en décloisonnant les univers.

L’entreprise peut aussi le voir comme une façon de stimuler la créativité, d’enrichir les échanges professionnels, et comme un moyen de mobiliser les salariés en leur permettant un meilleur équilibre entre leur vie sociale et leur vie professionnelle. En d’autres termes, mettre moins l’accent sur la productivité à tout prix, et plus sur l’intégration du bien-être et de la détente tout au long de la journée de travail, aura pour premier effet d’apporter plus de sérénité aux salariés qui, par voie de conséquence, seront plus facilement impliqués dans leur rôle au travail.

Plus autonomes, plus passionnés, motivés par l’ambiance et le sens de la collaboration, et en profonde quête de sens, les salariés d’aujourd’hui bouleversent l’entreprise de l’intérieur et instaurent de nouvelles façons de travailler.

Clé n°2 : + de télétravail et + d’espaces dédiés

Les meubles design, les canapés moelleux, les cours de yoga et les soirées « DIY bière artisanale » sont loin d’être l’apanage des start-ups du numérique dont la moyenne d’âge des effectifs, patron compris, flirte avec les 32 ans. En vérité, la problématique du bien-être au travail touche toutes les générations, et tous les secteurs d’activité. Chaque entreprise, en fonction des contraintes qui lui sont propres, pourra trouver des moyens d’intégrer un peu plus de liberté et de détente.

Accepter l’aménagement des horaires ou le télétravail est un premier signe d’ouverture de la part de l’entreprise. Sur le lieu de travail, on peut également introduire plus de liberté en supprimant les postes fixes et en créant différents espaces, que les collaborateurs pourront choisir d’utiliser en fonction de leur humeur. Les espaces de travail aujourd’hui plébiscités sont plus ouverts, apportent au quotidien professionnel plus de transparence, de convivialité et de collaboration. Les espaces de détente sont aussi indispensables pour permettre à chacun d’aménager des temps de pause dans sa journée, et de discuter de manière plus informelle avec ses collègues.

Car l’aspect social et collaboratif est également un levier important pour agir sur le bien-être des salariés. L’entreprise a donc tout intérêt à organiser des moments dédiés à la détente et aux échanges, également en dehors du temps de travail. Des activités de team-building organisées régulièrement permettront de resserrer les liens entre les collaborateurs et instaureront un climat positif tout en favorisant la réussite des projets professionnels menés en équipe.

Accepter l’aménagement des horaires ou le télétravail est un premier signe d’ouverture de la part de l’entreprise. Sur le lieu de travail, on peut également introduire plus de liberté en supprimant les postes fixes et en créant différents espaces, que les collaborateurs pourront choisir d’utiliser en fonction de leur humeur.

Clé n°3 : valoriser les réussites et les initiatives

Dans l’entreprise, comme en dehors, il est essentiel de se sentir utile pour avoir envie de s’impliquer. Plus moderne que le « concours de l’employé du mois » et moins pompeux que la « remise de prix annuelle de la meilleure progression de carrière », un simple feedback régulier, même informel, peut permettre de combler ce besoin d’appréciation et d’avoir envie de s’impliquer pour faire (encore) mieux. Être récompensé, encouragé pour ses efforts, reconnu pour ses succès, de la part des managers comme des collègues, sont autant de raisons d’avoir envie de se mobiliser pour la réussite de l’entreprise.

En recevant régulièrement du feedback sur son travail, chacun peut ressentir que ses actions ne sont pas vaines, qu’elles sont remarquées et que son rôle dans l’entreprise a donc un sens. Cette notion de sens est particulièrement importante aujourd’hui, à une époque où les reconversions de carrière explosent. Si ce phénomène a le vent en poupe, celui des cadres qui quittent l’univers de la finance ou de l’industrie pour le monde de l’artisanat ou du commerce, c’est que la sensation de se sentir utile, de mener des actions concrètes chaque jour et de ressentir le sens de son action, est devenue trop rare.

Pour pallier le côté souvent répétitif et abstrait des métiers d’aujourd’hui, il devient donc essentiel de faire ressentir aux collaborateurs l’importance de leur présence dans l’entreprise. D’autres actions visant à mettre en valeur les initiatives, comme une boîte à idées, ou la mise à disposition d’un espace dédié à la créativité, sont aussi des signes positifs qui montrent que l’entreprise compte sur ses salariés pour s’améliorer et que leur avis est important.

Chez Google, la règle des 20% veut que chaque salarié consacre 1 journée de sa semaine de travail à développer des projets personnels. Laisser s’épanouir la créativité personnelle sur le lieu de travail peut parfois donner lieu à des initiatives juteuses pour l’entreprise. Pour Google, ce fut le cas du service de messagerie Gmail, dont l’idée a germé dans la tête d’un collaborateur lors d’une de ces fameuses « journées créativité »…

Etre récompensé, encouragé pour ses efforts, reconnu pour ses succès, de la part des managers comme des collègues, sont autant de raisons d’avoir envie de se mobiliser pour la réussite de l’entreprise.

Clé n°4 : permettre à chacun de se projeter professionnellement

« Si vous payez des cacahuètes, vous obtenez des singes ». Le bien-fondé de cette citation est toujours bon à rappeler en entreprise. Quoi de plus naturel, pour motiver l’engagement des collaborateurs et faire en sorte qu’ils s’investissent pour l’entreprise, que d’investir d’abord sur eux ? Et cette relation donnant-donnant ne passe pas que par le salaire. Un programme de formation solide et adapté aux objectifs du collaborateur, qui lui permette de progresser dans son poste et d’élargir son champ de compétences, est un signe d’engagement fort de la part de l’entreprise. En formant en continu ses salariés, elle leur montre qu’elle mise sur eux pour l’avenir, et qu’elle place sa confiance en eux, avec la volonté de les faire progresser dans leur carrière.

Se projeter sur le long terme est essentiel pour donner envie aux salariés de se mobiliser. Un plan de progression de carrière les y aidera, et d’autres éléments peuvent y participer. Par exemple, s’impliquer dans des projets parallèles à ceux exigés par le poste, comme des chantiers transverses liés au management ou à la vie interne de l’entreprise, peut à la fois permettre de lutter contre la monotonie d’un poste peut-être trop cloisonné, de révéler de nouvelles compétences, et de s’impliquer dans l’entreprise au-delà de sa mission première. En se voyant confier une mission transverse, les salariés peuvent appréhender le quotidien professionnel autrement et se sentir investis d’une mission « extraordinaire ».

De la même façon, permettre aux salariés de représenter l’entreprise à l’extérieur, lors de salons ou bien au sein d’écoles est une façon de les transformer en ambassadeurs de leur entreprise. Un tel gage de confiance crée bien souvent un sentiment d’appartenance fort et peut être utile pour permettre à un salarié de se projeter sur le long terme. Faire de ses salariés ses meilleurs ambassadeurs est aussi une stratégie d’avenir pour l’entreprise. Un salarié qui recommande sincèrement son entreprise sera à même d’attirer de nouveaux clients, partenaires et talents, qui eux-mêmes auront tendance à se sentir plus impliqués dans cette nouvelle relation professionnelle.

Jeune pousse deviendra grande ! En formant en continu ses salariés, elle leur montre qu’elle mise sur eux pour l’avenir, et qu’elle place sa confiance en eux, avec la volonté de les faire progresser dans leur carrière.

Conclusion

Les multiples transformations exigées par les nouveaux modes de travail et l’agilité requise au quotidien sont autant de difficultés à appréhender pour les salariés et de freins à leur mobilisation. Pour l’entreprise qui demande une meilleure capacité d’adaptation à ses salariés, c’est aussi l’occasion de mettre les bouchées doubles pour contrebalancer les effets stressants des changements permanents.

Bien sûr, il ne s’agit pas de transformer l’entreprise en zone de non-droit, salon de bien-être ou parc d’attraction pour adultes. Mais réussir à créer un environnement agréable, qui donne envie de se lever le matin, où chacun se sente à sa place et apprécié à sa juste valeur, avec la sensation de pouvoir se projeter à long terme, est déjà une réussite en soi.

Une récente étude de Harvard et du MIT le souligne : les salariés heureux au travail seraient deux fois moins malades, six fois moins absents, neuf fois plus loyaux, 31% plus productifs et 55% plus créatifs que les salariés insatisfaits. Miser sur le développement du bien-être dans l’entreprise paraît donc être la clé de voûte pour assurer une mobilisation et un engagement fort de la part des salariés. Car si un collaborateur heureux est un collaborateur productif, l’inverse n’est pas encore démontré ! Enfin, si vous souhaitez savoir comment donner envie à un.e potentiel.le collaborateur.rice lors d’un entretien d’embauche de venir travailler chez vous, lisez cet article ! Cordialement, Myriam Prette.

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Crédit photo : Wikipedia Commons.


Un article rédigé, mis en forme et optimisé par l’Agence ECO.

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